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Photo de l'appareil
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Histoire de notre DASSAULT FLAMANT MD311
Le MD 311, n°276 (F-AZER), après avoir
effectué son 1er vol en avril 1953 et a été
basé successivement à AVORD (Cher), TOULOUSE, CHATEAUDUN.
En 1956, il franchit la Méditerranée pour rejoindre
le Groupement d'Outre Mer n°86 à BLIDA en Algérie.
Il est reconditionné, c'est à dire équipé
des derniers progrès de la technologie en 1978, à
CLERMONT FERRAND. Après 5604 heures de vol il termine sa
carrière à CHATEAUDUN. Destiné au Musée
de DORTMUND, il est cédé in extremis à l'Amicale
Alençonnaise des Avions Anciens. Entretenu avec rigueur,
il est aujourd'hui toujours en état de vol.
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Carracteéristique technique et historique
de ce type d'appareil
| Envergure |
20,21 m |
| Longueur |
12,58 m |
| Hauteur |
4,51 m |
| Surface alaire |
47,2 m2 |
| Masse
à vide |
5100 kg |
| Masse max. |
6400 kg |
| Equipage |
4 |
| En école |
6 |
| Vitesse max. |
380 km/h |
| Vitesse
de croisére |
310 km/h |
| Plafond d'utilisation
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8000 m |
| Distance franchissable |
1200 km |
| Moteurs |
2 Renault - Snecma 12T de 580 cv
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Historique :
Marcel Dassault obtient le 30 juillet 1946 un marché
pour la réalisation de deux prototypes MB.30 qui trouvent
leur origine dans le projet de bimoteurs de transport léger
BA.30, étudié durant l'occupation par la Société
Bordeaux Aéronautique Talence. Ces deux appareils, équipés
de moteurs Lorraine Béarn imposés par les services
officiels, répondent aux deux versions suivantes : liaison
et entraînement au pilotage, qui devient MB.303, et entraînement
à la navigation et au bombardement, qui devient MB.301. Le
MB.303 effectue son premier vol à Mérignac le 10 fvrier
1947 avec un équipage composé de Georges Brian, Kostia
Rozanoff et Jean Dillaire. L'appareil s'avère rapidement
sous motorisé. Marcel Dassault, inquiet de la sous motorisation
de ses avions, lance sur ses fonds propres un MB.303 équipé
de Snecma 12S Argus qui devient le MD.315. Le 6 juillet 1947 Mérignac,
à la tombe de la nuit, le MD.315 effectue un premier vol
de dix minutes aux mains de Georges Brian, Kostia Rozanoff et Jean
Dillaire. Une mise au point rapide permet de le comparer ses concurrents
SO94 et NC701 Siebel : l'appareil de Dassault est moins lourd, donc
plus manuvrable. Les 4 et 6 octobre 1947, à Marignane, la
comparaison des vitesses ascensionnelles fait la différence,
le MD.315 l'emporte.
Carrière :
Gràce sa robustesse et sa polyvalence, le
Flamant a équipé de nombreuses unités de l'Armée
de l'Air, et notamment : le CEAM (Centre d'Exprimentation Aérienne
Militaire) de Mont-de-Marsan, le GLAM (Groupe de Liaisons Aériennes
Ministérielles), l'ETPBM d'Avord (Ecole de Transformation
des Pilotes sur Bi-Moteurs), le CIET de Toulouse (Centre d'Instruction
des Equipages de Transport), l'école de l'Air de Salon de
Provence, le GAEL de Villacoublay (Groupement Aérien d'Entranement
et de Liaison). Entre 1955 et 1963, les Flamant ont été
mis en ligne en Afrique du Nord, notamment pour l'appui-feu avec
des missiles SS11 sur MD.311 ou des mitrailleuses, des bombes et
des roquettes sur MD.315. Six escadrilles de l'Aronavale (1S, 2S,
3S, 10S, 11S et 54S) ont utilisé le MD.312 M.
Production :
Le Flamant, dans ses différentes versions
et prototypes, a été construit à 325 exemplaires.
A la demande de l'état, la fabrication est ventilée
entre entreprises nationales et privées : SNCASE à
Toulouse pour le fuselage; SNCASO à Rochefort pour les ailes;
SNCAN à Bourges pour les plans centraux; Morane-Saulnier
à Puteaux pour les empennages, les ailerons et les volets
de courbure; Talence Avions Marcel Dassault assure la coordination
des fabrications, la fabrication des plans centraux, le montage
général, la mise au point, les essais en vol et la
livraison. Le Flamant est livré en 4 versions ayant une numérotation
commune de production qui sont dans l'ordre chronologique:
- MD.315 pour la police coloniale ( n 1 à
136)
- MD.312 avec double commandes pour la liaison
et l'école de pilotage (n 137 à 253)
- MD.311 à nez vitré pour l'entraînement
au bombardement et à la navigation (n 254 à 293)
- MD.312 M pour les liaisons aéronavales
(n 294 à 318)
Le moteur 12S était issu du moteur allemand
Argus AS 411-TA que produisait la société des moteurs
Renault-Aviation sous l'occupation depuis 1942. Repris par la Snecma,
il fut transformé en 12T à partir de 1955, par amélioration
du compresseur, adoption de nouvelles formes de pistons et de segments
plus efficaces. La puissance est alors portée à 580
CV et son potentiel passe de 600 à 700 heures. |